Stéphane, vous êtes le Directeur Général de 366#Communities, une régie publicitaire qui regroupe depuis 2014 l’ensemble des acteurs de la Presse Quotidienne Régionale (PQR).

Faisons ensemble un état des lieux de la PQR avant votre venue aux Sommets du Digital, les 4, 5 et 6 février prochains.

 

La capacité à personnaliser ses contenus devient un enjeu considérable au sein des médias. Quelle est la place de la personnalisation pour la PQR ?

La PQR, par nature et par fonction, a toujours servi des contenus adaptés à sa zone de diffusion. Pour rappel, ce média produit chaque jour 440 éditions différentes print et autant de déclinaisons digitales. Les consommateurs de contenus de ces marques médias, que ce soit par exemple pour Ouest France ou pour les DNA, sont habitués depuis très longtemps à cette personnalisation par le territoire.

Dans un paysage Print extrêmement malmené, c’est la force et l’identité de ce média qui n’est absolument pas en danger sur ses fondamentaux que l’on peut résumer ainsi :

La PQR produit des contenus d’hyper proximité, avec ses garanties journalistiques, sans Fake, avec un reach très important et c’est pour ces raisons que nous sommes achetés.

Arrive aujourd’hui, avec la technologie, la deuxième phase de la personnalisation. L’adaptation des contenus en fonction de ses propres choix d’intérêts, la VDN a développé ce type d’approche avec la possibilité pour le lecteur/consommateur de créer sa propre page d’accueil avec les rubriques qui l’intéressent plus particulièrement. C’est le principe même de la personnalisation, le digital nous donne également la possibilité de faire évoluer en temps réel ses propres critères de personnalisation.

Par ailleurs, il existe des expérimentations avec le print également, cela passera par une refonte industrielle importante avec la possibilité d’imprimer et/ou de faire imprimer son journal en fonction du choix de ses rubriques.

 

Avec les nouveaux médias en position, la PQR a dû faire évoluer ses contenus pour mieux se différencier. Comment s’est faite cette évolution ?

Très naturellement et en lien avec les éléments développés plus haut. La vérité qu’il faut rappeler et marteler est qu’aucun autre média n’a la force de frappe éditoriale pour couvrir par des infos fiables et servicielles les territoires, c’est le job de la PQR et, chose amusante, les réseaux sociaux virtuels ont renforcés et relégitimisés les réseaux sociaux réels, en remettant en avant la notion de communauté réelle, la notion d’ancrage et tout ce qui touche à la proximité en général.

En revanche, nous n’avons pas pour fonction de nous substituer à la virtualité, mais notre fonction est différente, vous pouvez avoir votre réalité sur FB, Insta et Twitter (que je mettrai un peu à part) et votre réelle réalité, notamment au travers des communautés qui se retrouvent au sein de la notion de territoires et/ou autres.

 

La PQR sera-t-elle toujours le média de la confiance ?

Plus que jamais, et je vous informe que cela va encore s’amplifier, le public est lassé du Bullshit, du Fake, du BlaBla sans fond, sans réalité.

Le consommateur, quelle que soit sa consommation, ne supporte plus la dichotomie entre le discours et les faits, encore une fois entre la réalité et la virtualité, etc.

C’est le média qui sort très loin devant les autres dès lors que l’on interroge les gens sur le sérieux, la fiabilité des infos, l’utilité de celles-ci et c’est bien logique puisque ne produisant que quasi exclusivement des contenus de proximité, les infos sont vérifiables en « quasi temps réel ».

Il y a 35 000 contributeurs de contenus par jour pour la PQR, dont environ 5 000 journalistes et c’est d’ailleurs le paradoxe de cette économie : produire coûte très cher, mais c’est parce que ce type de contenus est produit, qu’il est « bankable » et c’est bien cela que viennent chercher nos consommateurs.

Les valeurs en expansion rapide dans ce pays aujourd’hui sont toutes rattachées aux notions d’éthique, de transparence, des circuits courts et du Vrai d’une façon générale ; ce qui se passe avec l’alimentation en est un très bon exemple. La PQR est le média du Vrai et ses marques sont reconnues comme de Vraies marques médias dans le sens où les sujets traités sont le quotidien des consommateurs de contenus.

 

Quelle est, selon-vous, la valeur ajoutée de la PQR pour les médias digitaux ?

Son énorme souplesse et sa capacité d’adaptation autour de ses multiples déclinaisons territoriales et/ou production de brand content lié à sa couverture.

Sur le brand content cela nous donne une multiplicité de déclinaisons, avec les bons producteurs de contenus qui adaptent les sujets avec une écriture, un style particulier qu’est celui de la PQR.

 

Comment pousser à l’achat du consommateur pour un annonceur sur ce type de média ?

En innovant en permanence. Quand nous avons créé 366, il y a quatre ans, un des mantras de 366 était l’innovation car nous savions qu’il existait une autre façon d’utiliser la masse des contenus produits.

Mais également, à l’instar des plateformes US dont une des clés majeures du succès est la simplicité d’UX, en rendant le plus simple possible l’accès au média, nous venons de créer une nouvelle marque/produit : HEXAGO.

HEXAGO s’inscrit directement dans la notion d’innovation et de simplification d’accès au média.

C’est une plateforme digitale qui permet d’opérer toutes les campagnes digitales multi devices induisant une notion de géoloc, avec une technologie DCO.

En clair, 366 est en capacité d’opérer une campagne d’une marque multi-points ou à réseaux, d’en définir point à point la zone de chalandise et de servir en fonction de la géoloc des créas adaptées.

C’est une innovation majeure qui intéresse très fortement les annonceurs.

 

Question cash – réponse cash : La PQR, en avance ou en retard sur la transformation digitale des médias ?

Réponse cash : tous les médias sont en retard d’une façon ou d’une autre car l’évolution digitale va beaucoup plus vite que la temporalité des médias.

Pour autant il faut se garder de précipitation inutile : qui se souvient de second life aujourd’hui ?

Notre job est surtout d’identifier là où il faudra être demain et en cela l’erreur d’orientation stratégique peut être redoutable.

En appréhendant correctement la montée en puissance des valeurs émergentes sociétales et en restant fidèle à son coté serviciel de proximité, la PQR a plutôt bien réussi, ce qui n’est pas le cas de toute la presse, en particulier la presse mag qui connaît d’énormes difficultés structurelles.

 

Le mot de la fin : pourquoi venir aux Sommets du Digital ?

C’est un lieu d’échange de visions, de compétences qui nous enrichies et tout ce qui nous enrichit intellectuellement est bon pour le développement de 366.

Nous pensons aussi qu’il est urgent de ré-inscrire les médias dans leurs vraies fonctions, en cela la monétisation par la pub ne peut être une fin en soi, la monétisation par les contenus nous semble beaucoup plus solide sur le long terme et cela nous intéresse d’échanger avec nos confrères sur ce sujet.

4ème opus : une édition qui s’annonce plus inspirante que jamais !

Les 4, 5 et 6 février 2019 se tiendra à La Clusaz la 4e édition des Sommets du Digital.

Un événement hors du commun qui, une fois encore, bousculera notre cadre de référence, agitera nos neurones et marquera durablement nos esprits.

Devenu un rendez-vous incontournable de l’hiver, Les Sommets du Digital rassemblent une communauté de décideurs, innovateurs et influenceurs de calibre international, qui se retrouvent durant 3 jours à La Clusaz pour s’inspirer, partager et imaginer demain.

Parmi les points forts de cette prochaine édition :

  • le TGV des Sommets, en partenariat avec la SNCF : un voyage animé qui donnera un avant-goût de l’événement avant même d’y arriver !
  • le télécabine pitch : l’occasion pour chaque participant de faire des rencontres business inédites, à 30 mètres de hauteur et de nuit, dans des télécabines !
  • le plateau TV mobile : en direct pendant les 3 jours, suivi à distance par plus de 60 000 personnes
  • de nouveaux formats de conférences : conférence ignite, conférence jeu interactive, conférence créative, conférence détox …
  • un programme plein de surprises, d’une qualité et d’une générosité rarement égalées.

Depuis 3 ans, Les Sommets du Digital ne cessent d’évoluer et de surprendre.  Les valeurs du début sont restées intactes : convivialité, authenticité, exigence, générosité. Mais l’événement gagne en puissance chaque année, sous l’impulsion de son fondateur Xavier Wargnier. Chaque édition pousse plus loin la qualité et l’inventivité, et gagne en résonance et en visibilité. La 4e édition s’annonce plus inspirante que jamais…
« On place la barre toujours plus haut, ce qui est presque un pléonasme quand on parle de sommets » martèle Xavier Wargnier à qui veut bien l’entendre. « Cette 4e édition sera un must, je m’y engage ! »

Soixante speakers, zéro bullshit
La qualité et la diversité des conférences est un pilier de l’événement. Aux Sommets du Digital, les speakers n’ont pas de profil-type, pas de parcours-type. Pour choisir ses invités, Xavier Wargnier se tourne vers ceux qui sont portés par une profonde envie de bousculer, d’inspirer et de partager. Les formats d’intervention sont courts pour être plus percutants et largement participatifs entre la scène et la salle. Pas d’auto-promo, pas de bullshit, et une parité absolue entre femmes et hommes.
Ils parleront des enjeux qui transforment notre quotidien et interrogent notre avenir. Ils nous donneront des clés pour comprendre, s’adapter et réagir dans un monde qui change plus profondément et plus rapidement que jamais. Ils exploreront, sous des angles très concrets, les thèmes de l’intelligence artificielle, les nouveaux comportements clients, la sécurité, le changement de civilisation, les ruptures, les nouveaux business, la communication digitale, le numérique et l’environnement, le management réinventé, les datas…

Les premiers noms des speakers 2019 ici : http://les-sommets-du-digital.com/speakers/

#bousculer #inspirer #connecter #somdig19

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