Valérie, vous dirigez la société Médiatransports, la régie publicitaire exclusive de la RATP, de la SNCF et d’une cinquantaine de réseaux de transports et qui est donc leader de l’affichage publicitaire dans les transports en France. Avec plus de 20 ans d’expérience dans l’univers des médias et de la publicité, on ne doute plus de votre expertise.

Ensemble, avant votre venue aux Sommets du Digital, les 4, 5 et 6 février prochains, nous allons faire le point sur ce qu’est et ce que permet l’affichage publicitaire aujourd’hui.

 

L’affichage digital est en pleine expansion. On observe que celui-ci est aujourd’hui privilégié par les marques d’entertainment. Ce format est-il adapté à tout type d’annonceur ?

Tout à fait ! Si le secteur de l’entertainment communique en effet sur ce type de format, avec le cinéma par exemple, il est loin d’être le seul. Les opportunités offertes par le digital en termes de ciblage, de créativité, de contextualisation séduisent et sont à même de séduire tous les annonceurs, pour tous les budgets. Le format 9/16, sans son, et pour une durée de 10 secondes généralement est aussi sans aucun doute un format d’avenir : c’est celui que nous utilisons au quotidien sur nos smartphones ! A ce titre, le DOOH permet de déployer des stratégies multi-screen particulièrement intéressantes.

 

Vous avez affirmé que « les médias doivent modifier leurs modes de commercialisation ». Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Peut-on imaginer un mode de commercialisation plus fluide et flexible comme avec Google et Facebook ?

Aujourd’hui les géants du net, les GAFA(M) ont une souplesse, une capacité d’hyperciblage, une flexibilité inégalée dans le paysage publicitaire. Et chacun sait que c’est une des clés, si ce n’est la clé de leur succès colossal. C’est donc là qu’est notre défi : proposer une offre hyper-ciblée, d’hyper-proximité à tous les annonceurs, et notamment les plus petits. Cela passe donc par la mise en place d’outils de médiaplanning accessibles à tous types d’annonceurs et en particulier aux TPE/PME, dans un cadre budgétaire adapté à leurs moyens. La commercialisation en mode programmatique est une des pistes pour automatiser et simplifier cette approche. Très concrètement, et à l’instar de ce qui est possible sur Facebook, l’artisan boulanger, le coiffeur, le concessionnaire doivent pouvoir communiquer facilement sur les écrans numériques à proximité de leurs établissements, aux créneaux horaires pertinents pour leur activité.

 

Peut-on imaginer optimiser le ciblage des publicités affichées, pour mieux rivaliser avec les médias online ? Il existe notamment des affichages qui détectent le sexe et l’âge approximatif d’un passant pour une communication personnalisée. L’usage de cette technologie est-il envisageable ?  

Le développement technologique est tel, qu’aujourd’hui tous les scenarios les plus futuristes comme ceux imaginés dans le film Minority Report, sont désormais techniquement réalisables. Reste la question essentielle du respect des libertés publiques et de l’acceptabilité des citoyens. Nous ne croyons pas et n’investiront pas dans les technologies intrusives, comme peuvent l’être des caméras par exemple, car nous pensons que cela détruit l’efficacité publicitaire. De plus, dans nos univers aux flux massifs, le ciblage one to one n’est vraiment pas pertinent. Notre leitmotiv, c’est plutôt d’affiner la compréhension de nos flux afin de modéliser des parcours « voyageurs-clients » en fonction de cibles CSP et de comportements correspondants aux déplacements observés.

 

Comment accélérer le passage de la publicité à l’acte d’achat … ou comment booster le drivetostore ?

Nous observons tous la demande de nos annonceurs évoluer. Toutes les marques, sans exception, cherchent à multiplier leurs points de contacts avec plus de proximité physique, d’implantation de magasins, et aussi par des présences publicitaires dites « multicanal ». Sur ce sujet, nous sommes extrêmement bien positionnés puisque, par définition, les transports font partie intégrante de la ville et maillent très finement le territoire (notamment à Paris) tout en étant à proximité des commerces, pour les stations de métro comme pour les gares. Parallèlement nous allons expérimenter ce que nous pensons être l’évolution logique de la publicité de la publicité DOOH : un kiosque serviciel. En pratique, il s’agit d’un kiosque, physique donc, qui associe un écran publicitaire à une fonction de borne d’achat.

 

Question cash/ Réponse cash : Quelles prise de conscience sur les enjeux sociaux et environnementaux liés à la publicité ? Les débats sont encore faibles sur ces sujets, mais on a notamment vue apparaitre des débats sur l’annulation de la publicité pour la malbouffe.

Les questions environnementales et sociales, je dirais même sociétales, se posent à deux niveaux : celui du contenu et celui du support.

Sur les contenus, nous sommes reconnus pour être particulièrement vigilants sur les affiches diffusées, par exemple sur les publicités pour l’alcool. Certains diront même que nous le sommes « trop »… Mais nous l’assumons, c’est pour nous une question de responsabilité, au vu de la puissance de nos audiences. Des millions de personnes sont exposées chaque jour à nos campagnes, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi !

Sur les supports, nous nous efforçons de réduire les consommations énergétiques de nos mobiliers numériques (- 40% en moyenne sur les écrans du métro parisien entre 2010 et 2017) et papier rétroclairé (passage du néon aux LED). Dernièrement, nous avons également lancé une analyse comparative du cycle de vie de nos différents supports afin d’en mesurer l’impact environnemental global. On pourrait aussi parler de recyclage du papier, de l’impression sur papier recyclé, de l’usage de véhicules électriques pour nos afficheurs, etc. Les axes sont multiples et ce sont des sujets auxquels nous sommes extrêmement attachés dans le cadre de notre démarche de Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE).

 

Le mot de la fin : pourquoi venir aux Sommets du Digital ?

Il paraît que c’est pas mal… Plus sérieusement, je pense qu’il est crucial, dans nos métiers où l’urgence du quotidien prime souvent, d’avoir des temps de réflexion partagée pour s’inspirer, découvrir, se remettre en question, échanger, etc. C’est la clé pour continuer à avancer et surtout innover !

4ème opus : une édition qui s’annonce plus inspirante que jamais !

Les 4, 5 et 6 février 2019 se tiendra à La Clusaz la 4e édition des Sommets du Digital.

Un événement hors du commun qui, une fois encore, bousculera notre cadre de référence, agitera nos neurones et marquera durablement nos esprits.

Devenu un rendez-vous incontournable de l’hiver, Les Sommets du Digital rassemblent une communauté de décideurs, innovateurs et influenceurs de calibre international, qui se retrouvent durant 3 jours à La Clusaz pour s’inspirer, partager et imaginer demain.

Parmi les points forts de cette prochaine édition :

  • le TGV des Sommets, en partenariat avec la SNCF : un voyage animé qui donnera un avant-goût de l’événement avant même d’y arriver !
  • le télécabine pitch : l’occasion pour chaque participant de faire des rencontres business inédites, à 30 mètres de hauteur et de nuit, dans des télécabines !
  • le plateau TV mobile : en direct pendant les 3 jours, suivi à distance par plus de 60 000 personnes
  • de nouveaux formats de conférences : conférence ignite, conférence jeu interactive, conférence créative, conférence détox …
  • un programme plein de surprises, d’une qualité et d’une générosité rarement égalées.

Depuis 3 ans, Les Sommets du Digital ne cessent d’évoluer et de surprendre.  Les valeurs du début sont restées intactes : convivialité, authenticité, exigence, générosité. Mais l’événement gagne en puissance chaque année, sous l’impulsion de son fondateur Xavier Wargnier. Chaque édition pousse plus loin la qualité et l’inventivité, et gagne en résonance et en visibilité. La 4e édition s’annonce plus inspirante que jamais…
« On place la barre toujours plus haut, ce qui est presque un pléonasme quand on parle de sommets » martèle Xavier Wargnier à qui veut bien l’entendre. « Cette 4e édition sera un must, je m’y engage ! »

Soixante speakers, zéro bullshit
La qualité et la diversité des conférences est un pilier de l’événement. Aux Sommets du Digital, les speakers n’ont pas de profil-type, pas de parcours-type. Pour choisir ses invités, Xavier Wargnier se tourne vers ceux qui sont portés par une profonde envie de bousculer, d’inspirer et de partager. Les formats d’intervention sont courts pour être plus percutants et largement participatifs entre la scène et la salle. Pas d’auto-promo, pas de bullshit, et une parité absolue entre femmes et hommes.
Ils parleront des enjeux qui transforment notre quotidien et interrogent notre avenir. Ils nous donneront des clés pour comprendre, s’adapter et réagir dans un monde qui change plus profondément et plus rapidement que jamais. Ils exploreront, sous des angles très concrets, les thèmes de l’intelligence artificielle, les nouveaux comportements clients, la sécurité, le changement de civilisation, les ruptures, les nouveaux business, la communication digitale, le numérique et l’environnement, le management réinventé, les datas…

Les premiers noms des speakers 2019 ici : http://les-sommets-du-digital.com/speakers/

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